Depuis le début de la saison des pluies, le marché́ du Km 36, situé à la sortie de Conakry, fait face à plusieurs cas d’inondations. Les images parlent d’elles-mêmes : les commerçants et les clients pataugent dans l’eau boueuse, au milieu des étals et des marchandises exposées à même le sol.
Ces inondations à répétition sont causées par le bouchage des caniveaux, obstrués par une accumulation massive d’ordures. Plastiques, déchets alimentaires, résidus divers finissent dans les canaux d’évacuation. Ce qui les rend inefficaces face aux fortes pluies. L’eau stagne, les rues se transforment en marécages dit-on. Pour ce qui est des activités économiques, elles sont lourdement perturbées.

Au-delà de la gêne immédiate, la situation entraîne des conséquences sanitaires (risques de maladies hydriques, perte de marchandises, baisse de fréquentation dans le marché. Sur place, le constat montre l’impact sur l’environnement, notamment, pollution des sols et des eaux. Malgré la présence d’une passerelle piéton , la circulation reste difficile pour les usagers comme pour les vendeurs.
Ce qu’il faut dire, le marché du Km 36 illustre les limites d’une urbanisation mal encadrée et le manque d’entretien des infrastructures de base. Sans action urgente des autorités et une implication citoyenne dans la gestion des déchets, cette crise risque de s’aggraver à chaque saison pluvieuse. Aux dernières nouvelles, trois personnes ont péries dans les inondations à Conakry et plusieurs dégâts matériels sont enregistrés dans certains quartiers.
Fatima Mansaré



