Jeanne Dalema TOUPOU fait partie de ces femmes engagées qui ont choisi d’être en contact avec la nature et de porter leur voix pour la protection de l’environnement. Convaincue de l’importance de cette cause pour le présent et l’avenir, elle consacre son énergie à sensibiliser et à agir pour un monde plus durable. Son engagement sans faille témoigne de sa détermination à préserver les écosystèmes et à inspirer les générations futures.
Travailleuse et rigoureuse, Dalema TOUPOU brise les stéréotypes auxquels les femmes font encore face dans de nombreux domaines, notamment celui de l’environnement. Pour elle, aucun obstacle n’est insurmontable. Son parcours est un exemple de persévérance et d’audace, prouvant que les femmes ont toute leur place dans la lutte pour la sauvegarde de la planète. L’environnement, c’est bien plus qu’un engagement pour elle, c’est une vocation.
Dites-nous, quel parcours académique avez-vous connu ?
Je suis Jeanne Dalema TOUPOU. J’ai une licence en physique de l’Université Julius N’yéré de Kankan et un Master en Gestion de l’environnement de l’Université Senghor à Alexandrie. Actuellement, je travaille comme assistante technicienne en monitoring environnemental à Envirocom sur le projet Simandou.
Qu’est-ce qui vous a motivée à vous engager dans la gestion de l’environnement ?
Mon engagement dans la gestion de l’environnement vient de ma passion pour la science de la nature et de mon désir de protéger notre planète. J’ai toujours été sensible aux problèmes tels que la pollution, la sécheresse etc. Grace à ma formation académique et professionnelle, j’ai acquis des compétences essentielles pour relever les défis écologiques.
Depuis combien de temps travaillez-vous dans ce domaine ?
Je travaille dans le domaine de la gestion de l’environnement depuis 2022. J’ai commencé par un stage dans l’équipe de monitoring environnemental à la CBG. Ensuite, j’ai réalisé mon mémoire de Master en tant que stagiaire à l’Agence Béninoise pour l’Environnement, où j’ai effectué des audits environnementaux et sociaux. Et je continue à participer à des activités qui contribuent à la sauvegarde environnementale.
Quelles sont les principales actions que vous menez pour la protection de l’environnement ?
Pour la protection de l’environnement, j’ai mené plusieurs actions principales : à savoir : les Enquêtes communautaire sur la conservation dans la forêt du Mont Bero en République de Guinée. Les Concertations avec les membres de la communauté pour sensibiliser et impliquer la population, le Suivi de la qualité de l’eau, du bruit et de l’air pour évaluer l’impact environnemental.
Quels sont les projets les plus marquants auxquels vous avez participé ?
J’ai participé à plusieurs projets marquants, notamment : La COP27 à Sharm El-Sheikh en Égypte, où j’ai pu participer à des échanges sur des enjeux climatiques importants, La Fresque Climat, un atelier collaboratif pour sensibiliser aux enjeux du changement climatique, le Plan d’action stratégique pour un campus durable, visant à réduire l’impact environnemental de notre campus.
Quels sont les principaux défis auxquels vous êtes confrontée en tant que femme dans ce domaine ?
En tant que femme dans ce domaine, je fais face à plusieurs défis, notamment :
L’accessibilité à certains sites pour le suivi de nos activités, ce qui peut limiter notre capacité à travailler efficacement, des préjugés liés au genre, qui peuvent affecter la perception de mes compétences.
Cependant, j’ai eu la chance de collaborer avec des équipes qui soutiennent mes efforts au quotidien. Ma curiosité d’apprendre et ma passion pour la sauvegarde de l’environnement m’aident également à surmonter ces obstacles
Pensez-vous que les femmes ont un rôle spécifique à jouer dans la protection de l’environnement ?
Oui évidement. Les femmes jouent un rôle crucial dans la protection de l’environnement en tant que leaders communautaires et gestionnaires des ressources naturelles. Elles sont également des éducatrices, sensibilisant leur famille et leur communauté aux enjeux écologiques. Leur inclusion est essentielle pour développer des solutions innovantes et durables face aux défis environnementaux.
Comment sensibilisez-vous les jeunes et les communautés à la cause environnementale ?
Pour sensibiliser les jeunes et les communautés à la cause environnementale, je profite des causeries pour échanger des idées et informer sur les enjeux écologiques. Je participe également à des activités communautaires, comme des nettoyages et des plantations d’arbres qui implique directement les participants. Aussi bien, je partage régulièrement des informations pertinentes sur mes réseaux sociaux pour toucher un public plus large.
Avez-vous constaté une évolution dans la prise de conscience écologique des populations ?
Oui absolument, j’ai constaté une évolution dans la prise de conscience écologique des populations. Bien que beaucoup reconnaissent les phénomènes du changement climatique, certains estiment qu’il s’agit simplement de phénomènes naturels, pensant que l’homme n’a pas de pouvoir face à cela. Cependant, je remarque que la majorité des gens agissent par obligation, nécessité ou opportunité plutôt que par conviction, ce qui est souvent dû à un manque d’information sur ces enjeux.
Quels sont vos ambitions à venir en matière de gestion environnementale ?
En matière de gestion environnementale, mon ambition est de me lancer dans l’industrie agroalimentaire pour mieux valoriser et conserver les produits de notre sol riche. Bien que les femmes de mon pays soient très actives dans la vente de tomates, de piments et d’autres fruits et légumes, beaucoup de ces produits se détériorent rapidement, ce qui entraîne un faible rendement pour leurs efforts. Je souhaite développer des solutions qui permettront de prolonger la durée de conservation de ces produits et d’optimiser leur valeur, tout en soutenant les agricultrices et agriculteurs.
Selon vous, comment peut-on renforcer l’implication des femmes dans la protection de l’environnement ?
À mon avis, l’éducation environnementale est l’une des clés pour renforcer l’implication des femmes dans la protection de l’environnement. En les informant sur les enjeux écologiques et en leur fournissant des compétences pratiques, nous pouvons les encourager à agir. De plus, un accompagnement adéquat et la reconnaissance de leurs contributions sont essentiels pour valoriser leur rôle et les inciter à s’engager activement dans cette cause.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes filles qui souhaitent s’engager pour l’environnement ?
Pour les jeunes filles qui souhaitent s’engager pour l’environnement, je leur conseillerais de reconnaître que l’environnement est une question multidisciplinaire, et que chacun peut contribuer, quelle que soit sa filière ou spécialité. Il est essentiel d’aimer notre milieu et de s’engager à le protéger pour améliorer notre qualité de vie. Enfin, je les encourage à s’informer, à participer à des initiatives locales et à partager leurs idées pour inspirer les autres.
Un dernier message à partager avec nos lecteurs sur l’importance de l’engagement écologique ? Chaque action influence notre environnement, et un engagement collectif est essentiel pour faire face au changement climatique et bâtir un avenir durable.
Aliou DIALLO



