Au lever du jour, dans les plaines fertiles de tanènè dans les périphéries de la commune urbaine de Dubreka, les premiers rayons du soleil caressent ce champ. Là, aubergine, piments et gombo se côtoient au gré des hommes et femmes passionnés de la terre. Ici, l’agriculture n’est pas seulement un métier, c’est un combat quotidien pour ces braves populations. « L’agriculture est la pierre angulaire du développement. Toute société qui veut évoluer, doit commencer par améliorer son agriculture. Si on améliore l’agriculture, les autres secteurs vont bien marcher. L’industrialisation peut partir de l’agriculture. Par ce que ce sont les produits agricoles qu’on transforme pour avoir des produits finis au niveau de l’industrie » Explique Issa SYLLA, maraîcher.
Bien qu’ils soient déterminés à poursuivre leur activité agricole, les difficultés sont présentes. Les impacts du changement climatique compliquent le développement des exploitations sur le terrain. Pour faire face à cette situation, cet agent agricole se tourne vers l’État, qu’il considère comme le seul garant de l’application des lois sur la protection de l’environnement « Il y’a des textes de lois qui régissent l’État. Il faudrait que l’État prenne ses responsabilités. Par ce que qu’on ne peut pas parler de l’agriculture si l’environnement n’est pas protégé. Les rivières qui sont là sont taris. Il n’y a pas d’eau, par ce que les constructions ont envahi les cours d’eau et sont en train d’envahir même les surfaces cultivables. » Poursuit-il

Yarie Cissé pratique l’agriculture depuis son enfance, un héritage transmis par ses parents. Au fil des ans, elle a pris goût et se dit plus déterminée à aller de l’avant « C’est cette activité qui est plus importante actuellement en Guinée. C’est avec ça on peut nourrir nos familles. J’ai commencé l’agriculture depuis à bas âge. J’ai grandi dans cette activité. » Affirme la jeune dame
Pour cette jeune femme, l’agriculture est bien plus qu’un métier : c’est une solution aux défis du quotidien. Grâce à cette activité, elle parvient à subvenir aux besoins de sa famille et à surmonter les obstacles de la vie
« Je gagne beaucoup de bénéfice. C’est dans cette activité que je paye les frais de scolarité de mes enfants. Dès je peux gagner entre 5 à 6 millions par récolte. » se rejouit Yarie Cissé.
Malgré les défis, ces acteurs gardent espoir. Pour eux, chaque récolte est une victoire, chaque saison une leçon. Avec leur engagement et persévérance, ils prouvent que l’agriculture peut être une force de résilience, à condition d’être mieux soutenue. Le souhait qu’ils puissent exprimer : que les autorités et les acteurs du secteur unissent leurs efforts pour garantir un avenir plus stable aux agriculteurs du pays.
Aliou DIALLO



