Un groupe de femmes guinéennes expertes en environnement et en changement climatique a récemment bénéficié d’une formation intensive axée sur la communication et la prise de parole en public. Organisé avec le soutien de CFI (Canal France International), cet atelier de trois jours s’est tenu à Mafrenya dans la préfecture de Forécariah. Il visait à renforcer les capacités de ces femmes afin qu’elles puissent mieux faire entendre leur voix dans les débats climatiques, particulièrement dans le contexte africain. Issues de différentes régions de Guinée, les participantes ont été formées aux techniques de média training, à la communication environnementale et aux formes journalistiques adaptées aux discours sur le climat. L’atelier était animé par Sophie, une formatrice spécialisée en communication et environnement, qui a souligné l’importance de comprendre les attentes des journalistes pour mieux interagir avec les médias « Cette formation a été consacrée à la prise de parole en public et une petite partie de l’entraînement média qu’on appelle média training. Comment répondre aux journalistes ? Comment répondre à une interview ? Comment participer à un débat, mais c’est juste une toute petite partie, pour nous les expertes nous les experts. Nous devons aussi comprendre comment fonctionne cette forme de questions réponses. Qu’est-ce que les journalistes cherchent et quand on sait ce que les journalistes cherchent, on peut leur répondre efficacement » a-t-elle indiqué Les participantes, dont certaines spécialistes en agriculture ou journalistes, ont salué la qualité des enseignements reçus « On a appris comment gérer la posture, la voix, l’apparence à l’écran, ainsi que les fondamentaux du discours public et du comportement face aux caméras » disent-elles

Pour beaucoup, cette formation a été une révélation, leur apportant confiance en elles et leur permettant de mieux valoriser leur expertise. Cette initiative représente une opportunité cruciale pour renforcer la présence et l’impact des femmes expertes dans les médias et les instances décisionnelles. Elle vise à leur permettre de jouer un rôle actif dans la lutte contre les effets du changement climatique, tant au niveau national que régional.



