Le kori central du mont Bagzam, appelé Ouwari, a repris son activité ce 11 septembre. Il redonne espoir et vitalité aux vallées de la région l’Aïr.
Un cours d’eau vital pour l’Aïr !
Né à l’extrême nord-est du massif, Ouwari s’écoule du nord vers le sud, traversant successivement Bagzam Amas, Amérig, Tassessat, Tézène, Ézen et Akari Kokaï, avant de descendre vers le sud-est. C’est un cours d’eau qui irrigue les vallées de Nabaro et les localités situées au pied du mont Bagzam, dans la région de Tabelot. Des localités telles que Imin Nabaro, Illialène et Barghot sont aussi touchées par cette traversée naturelle et riche « Ce cours d’eau, véritable artère naturelle, apporte aux terres arides de l’Aïr l’eau (amane) et les éléments organiques et minéraux (taki) qui fertilisent les sols et les rendent exceptionnellement productifs. » Indique Dr Haboubacar Maman MANZO.
Une source de fertilité et d’abondance…
Grâce à Ouwari, les vallées du Bagzam deviennent des terres agricoles prospères « Elles offrent une grande diversité de cultures, notamment la pomme de terre, agrumes, dattes, blé, oignon, ail, tomate, et bien d’autres produits qui constituent la richesse et la sécurité alimentaire de la région. » Ajoute M. Salouhou Djibrilla
Impacts et Enjeux de l’inondation des Plaines !
Les plaines sont des zones particulièrement vulnérables aux inondations en raison de leur faible altitude et de leur proximité avec les cours d’eau. Selon les spécialistes, ces plaines submergées par des eaux en crue, recouvrent la végétation et transforment le paysage en un vaste plan d’eau. Parmi les causes des inondations, l’on peut se rabattre sur les précipitations abondantes. Des pluies diluviennes qui saturent les sols et augmentent le débit des rivières. Mais aussi crues soudaines des eaux qui proviennent des collines ou montagnes environnantes dévale rapidement vers les zones basses. A celles-là, s’ajoute la déforestation et urbanisation, la réduction des zones d’absorption naturelle accentue le ruissellement.

Les conséquences d’un phénomène dévastateur !
La manifestation d’un tel phénomène météorologique engendre des effets et impacte les cultures, voire même contribue à leur destruction. Cela entraine des pertes économiques importantes, endommagent les infrastructures ou rend inaccessibles. Au de-là, sur le plan Environnemental, l’écosystème local est perturbé, affectant la faune et la flore. Les inondations des plaines, bien que naturelles, deviennent plus fréquentes et destructrices avec le changement climatique. Une gestion durable des ressources et des territoires est donc essentielle pour réduire les risques.
L’Aïr, un miracle de la nature. Ce regain d’activité du kori Ouwari rappelle combien l’Aïr est une merveille naturelle, un écosystème généreux. Il est capable de transformer des vallées désertiques en véritables jardins fertiles. Mais aussi symbolise à la fois la résilience de la nature et l’importance de préserver ces ressources hydriques précieuses.
Aliou DIALLO Journaliste environnementaliste



