Il est l’un des hommes qui font le leadership et la persévérance leur chemin d’or. Boubacar, est celui, pour qui la réussite n’est pas une fatalité, mais la multiplication des efforts. Aujourd’hui, il est Fondateur et Directeur Général de DAFFE CONSULTING SARL, un cabinet panafricain d’ingénierie financière et de conseil stratégique basé à Dakar (Sénégal). Cet homme de rang, développe et pilote l’initiative DAFFE PARTNERS INITIATIVE 2030, dont l’ambition est de mobiliser plus de 3 milliards USD d’ici 2030 pour financer au moins 200 projets transformateurs dans les secteurs stratégiques de l’Afrique, notamment, agriculture durable, accès à l’énergie, éducation et digital, santé communautaire, habitat abordable et résilient. Nous avons voulu l’approcher et savoir ses motivations et toute l’énergie qui le conduit à penser au développement de l’Afrique.
Parler nous de votre parcours ?
Fort de plus de 15 ans d’expérience en ingénierie financière et structuration de projets à fort impact, j’ai travaillé́ avec des institutions publiques, privées et multilatérales à travers l’Afrique. Mon engagement est profondément panafricain et humaniste, guidé par une conviction : la dignité́ humaine commence par la maitrise de nos propres outils financiers et par l’investissement dans des solutions adaptées à nos réalités africaines.
Quels sont les problèmes environnementaux auxquels notre continent est confronté sur le plan agricole ?
Notre continent fait face à une insécurité alimentaire persistante, à une vulnérabilité climatique croissante et à une dépendance énergétique et technologique qui freinent son développement. Le manque d’accès à des financements adaptés reste l’obstacle majeur qui empêche la mise en œuvre de solutions durables dans l’agriculture, l’énergie ou la gestion des ressources naturelles.
Quelle stratégie faudrait-il mettre en place afin d’avoir un développement durable ?
Oui, notre stratégie repose sur notamment, Agroécologie et reboisement pour régénérer les sols, Énergies renouvelables pour réduire les émissions et renforcer l’accès, Gestion innovante des déchets pour des villes durables et circulaires.
En dépit de toutes ces approches, quels seront les impacts réels ?
Impacts attendus nombreux et variés. Sur le plan Environnement c’est la réduction des émissions carbone, restauration des sols et amélioration de la biodiversité. Sur l’aspect Économique, la création de milliers d’emplois verts, augmentation des revenus agricoles et productifs. Socialement il sera question de l’amélioration de la résilience des communautés, autonomisation des femmes et insertion des jeunes.
Comment travaillez-vous avec les partenaires ?
Nous travaillons à bâtir une coalition stratégique avec des institutions publiques africaines, des partenaires internationaux (fonds d’impact, institutions multilatérales), ainsi que des universités et think tanks pour garantir une approche scientifique et inclusive.
Est-ce qu’aujourd’hui, vous êtes prêt à intégrer d’autres approches une “Finance Durable pour l’Afrique” ?
Oui, nous sommes pleinement disposés à rejoindre et co-construire une telle plateforme panafricaine, car nous partageons la conviction que la durabilité́ doit être au cœur des politiques financières africaines.
Vers qui vos actions sont orientées ?
Nos actions s’adressent en priorité aux jeunes, femmes, agriculteurs, PME locales et collectivités territoriales, car ils sont les véritables catalyseurs du changement sur le continent.
Quelles solutions proposez-vous pour l’Afrique ?
À travers nos véhicules d’investissement thématiques Agro Impact Fund (AIF), Energy Access Capital (EAC), Education Impact Fund (EIF), Health Access Capital (HAC), et Affordable Housing Fund (AHF) nous structurons des financements hybrides, souverains et inclusifs qui apportent des réponses concrètes : Financement des chaînes de valeur agricole avec des approches agroécologiques, Développement des énergies vertes et décentralisées pour réduire la dépendance aux fossiles, Promotion de l’habitat abordable et résilient face aux changements climatiques, Soutien à l’éducation numérique et aux compétences du futur, Renforcement de la santé communautaire et de l’accès aux infrastructures de base.
Quelle vision avez-vous pour l’Afrique et le développement durable ?
L’Afrique doit passer d’une logique de dépendance à une nouvelle ingénierie financière souveraine. Mettre en place des outils financiers panafricains (fonds régionaux, marchés de capitaux intégrés, banques vertes), adopter des normes d’investissement responsables (ESG, IRIS+, SDGs), développer des politiques publiques inclusives et pragmatiques, qui reconnaissent le rôle clé du secteur privé africain.
Notre initiative est duplicable dans tous les pays africains, car elle repose sur une architecture souple, adaptée aux contextes locaux mais alignée sur une vision commune : financer la dignité africaine par des solutions africaines.
Interview réalisée par Aliou DIALLO



