La Guinée a lancé officiellement ce mardi un cadre de concertation sur les aires protégées. Il s’agit bien du Réseau guinéen des Aires protégées (REGAP). Cette rencontre présidée par le Premier ministre en présence de la ministre de l’Environnement et du Développement durable, marque une étape majeure dans la coordination des acteurs engagés pour la préservation de la biodiversité nationale. Pour le premier ministre, c’est dans une atmosphère marquée par l’engagement et l’urgence écologique que ce cadre de concertation est organisé à travers REGAP « La richesse biologique de la Guinée constitue un patrimoine national inestimable. Sa préservation exige aujourd’hui une approche coordonnée, inclusive et durable. Ce cadre de concertation vient justement combler un besoin crucial : celui de fédérer toutes les énergies autour d’une vision commune », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité « d’impliquer davantage les communautés locales » et de renforcer la gouvernance environnementale afin de faire face aux défis liés à la déforestation, à l’exploitation illégale des ressources naturelles et aux effets du changement climatique. Mais aussi, le chef du gouvernement a souligné l’importance stratégique de cette initiative pour l’avenir environnemental du pays
Pour sa part, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, a salué une avancée majeure pour le secteur de l’environnement, notamment la conservation de la biodiversité « Ce cadre de concertation est une réponse concrète aux limites que nous avons longtemps observées dans la gestion de nos aires protégées. Il permettra d’harmoniser les interventions, de renforcer la collaboration entre institutions et partenaires, et surtout de garantir une meilleure protection de notre biodiversité », affirme Djami DIALLO.
Elle a également rappelé que la Guinée dispose d’écosystèmes riches, mais fragiles, dont la sauvegarde passe par des actions concertées et une mobilisation continue de tous les acteurs.

La mobilisation des Institutions publiques, partenaires et collectivités autour du REGAP !
Cette rencontre a mobilisé plusieurs institutions clés du secteur environnemental, notamment l’Agence Guinéenne d’Évaluation Environnementale, l’Office Guinéen des Parcs Nationaux et Réserves de Faune, ainsi que des partenaires techniques et financiers tels que la Banque mondiale et la Commune de Conakry.
Les discussions ont porté sur les mécanismes de coordination, le partage d’expériences, le financement des actions de conservation, ainsi que l’implication des communautés dans la gestion durable des ressources naturelles. Au-delà du lancement officiel, ce forum se veut un espace permanent de dialogue et de synergie entre les différents acteurs engagés dans la mise en avant des aires protégées. Il ouvre ainsi la voie à une gouvernance plus efficace et participative de la biodiversité en Guinée.
Avec la mise en place du Réseau guinéen des Aires protégées (REGAP), la Guinée montre la voie dans la structuration de ses politiques environnementales. Reste désormais à traduire les engagements en actions concrètes, afin de préserver durablement un patrimoine naturel aussi riche que vulnérable dans le pays.
Thierno Mamoudou DIALLO



